
Pourquoi soumettons-nous les chauffe-eau de salle de bains à des tests de stress liés à la chaleur et à l’humidité ?
soyons honnêtes : les salles de bains sont un véritable cauchemar pour les appareils électroniques. Il y a beaucoup de vapeur, des éclaboussures d’eau partout, et les températures peuvent passer de glaciales à brûlantes en quelques minutes.
Sur la fiche technique, on trouve parfois l’indication « IPX5 », ce qui signifie que l’appareil peut résister aux jets d’eau. Mais ce document ne dit rien sur la capacité de l’appareil à tenir trois ans dans des conditions réelles. C’est là que nous intervenons.
Le problème avec la vapeur
La vapeur d’eau est très insidieuse : elle peut passer à travers des joints que l’eau liquide ne peut même pas atteindre. Une fois cette humidité entrée dans l’appareil, elle se dépose sur les terminaux électriques et commence à les endommager progressivement.
C’est un processus lent, mais qui finit par provoquer de la corrosion ou un court-circuit. Pour éviter cela, nous effectuons des tests de durabilité sous conditions de chaleur et d’humidité. En fait, nous simulons ainsi des années de utilisation dans une salle de bains, en seulement quelques semaines. Nous poussons les appareils jusqu’à ce qu’ils se détériorent, afin de déterminer exactement où les joints cèdent en premier.
Chaleur, dilatation et rupture
Les lampes infrarouges deviennent extrêmement chaudes. Cette chaleur fait que le boîtier et les joints s’étirent. Lorsque l’appareil est éteint, ils se resserrent à nouveau. Si les matériaux ne sont pas adaptés, ils peuvent se déformer. Et dès qu’une petite fissure apparaît, la protection IPX5 n’est plus effective.
Nous soumettons nos appareils à des centaines de cycles de chauffage et de refroidissement. Nous voulons nous assurer que les joints restent hermétiques, quel que soit le nombre de fois où ils sont exposés à la chaleur.
L’équilibre difficile
Il y a cependant un problème : si nous scelons l’appareil trop hermétiquement pour empêcher l’eau d’y pénétrer, nous empêchons également l’air de circuler. La chaleur ne peut alors pas s’échapper, ce qui endommage les circuits internes. C’est donc un équilibre délicat à trouver. Nous passons beaucoup de temps à trouver des solutions pour permettre à la chaleur de s’échapper, tout en empêchant l’eau d’entrer.
Nous ne voulons pas nous fier aux suppositions quant à la durée de vie d’un produit. Nous préférons identifier les points faibles en laboratoire et corriger le design dès maintenant, plutôt que de voir l’appareil tomber en panne dès que le client entre dans une douche chaude.